_JEUDI 18 JUIN - ROAD TO HELLFEST
Il est 6h30 du matin, et il est temps de se réveiller, non sans mal, mais non sans excitation non plus. Le départ s'effectuera à 7h45 de Mâcon, en compagnie de Jérémy (alias Rafnagurr), Aurélie et Céline. Quoi de mieux pour commencer un long voyage que de se paumer dans la première heure ? La route se fait donc avec une déviation qui fait chier, du Wumpscut, du Rammstein et du Manowar dans la voiture, des arrêts pipi/bouffe ou on peut apercevoir des hommes nus de ballader au bord des aires de repos (véridique !), un long arrêt à Angers en recherche désespérée d'un Decathlon (une tente nous manquait...), et une arrivée vers 18h à Clisson. Nous passons récupérer de la bouffe et des gens au Leclerc et direction le site. Chargé comme une mule... Heu c'est où pour récupérer les pass Presse/VIP ? «C'est là-bas à l'autre bout» '-_- . Passons, direction de camping, montage de tente sur fond de Bounty Hunter qui jouait au metal corner.
Une fois installé avec mes camarades de route, je m'en vais à la recherche de mes collègues d'
U-Zine. Trouver leur camp fut assez fastoche, ainsi j'ai pu revoir Shawn, Sephora, Caacrinolas, Hraesvelg, Pec, Orion, Sakuragi, Krow, et rencontrer Aghahowa pour la première fois. La soirée se passe, on se marre, on boit (fin, un tout petit peu pour moi) et on a surtout eu la visite d'un magnifique énergumène qui nous a sorti plusieurs phrases cultes. Voyez plutôt :
La musique c'est comme le thé.
Les bases, c'est la fondation.
Les racines, c'est là ou je vais.
Le Two-thousand ! Qu'est-ce qu'on a fait pendant le Two-Thousand ?! On a rien fait pendant le Two-thousand !!
Le #, le fa mineur, il a pas écouté !
Les cheveux, si je les gardes, je les perds.
Dans le tiers monde, y'a pas de métal, parce que y'a pas d'éléctricité !
Les romains, ils ont fait les pyramides !
Jeune homme.
Si y'a plus Ozzy, y'a plus Ozzy !
La flotte elle est en sur-fusion à -2 !
C'était donc un moment assez terrible. La soirée se poursuit et on continue à bien se marrer entre U-Zineurs, et le courant passe encore mieux dans «la vie réelle» que sur le net. Que demander de plus ? La soirée se terminera à 3h30 pour moi, un peu fatigué (c'est que je me suis levé tôt !), mais surtout, envie d'être en forme pour le premier jour du fest ! Bonne nuit !
VENDREDI 19 JUIN - PREMIER JOUR
Réveillé à 8h45, de mauvaise humeur car... il pleut ! J'attends que la pluie s'arrête (peu après 10h) pour sortir la tête de ma tente, de faire de moi un homme frais, et direction le camp U-Zine pour dire bonjour à la troupe. 10H30 direction le fest, nous empruntons l'entrée VIP ce qui nous permet de rentrer sans file d'attente dans le fest encore quasiment vide ! Petit tour très rapide à l'Extreme Market histoire de prendre un t-shirt Kickback avant que la foule s'amasse dans le trop petit Extreme Market.
Bring Me The Horizon étant remplacé par Gokan (apparemment dudeathcore, je ne connais pas), je me dirige vers la RockHard Tent pour voir
Orakle. Le groupe n'a pas encore commencé, la tente est loin d'être remplie pour le moment (elle le sera au fur et à mesure), nous découvrons donc la RockHard, là ou j'ai probablement vu le plus de groupe pendant le fest. Orakle nous a offert là un set correct, moins intense que lorsque je les ai vu au Black Metal is Rising. Une prestation qui ne me laissera pas un souvenir impérrisable mais qui est très bien pour commencer ce fest en douceur.
Le fest se rempli petit à petit, je m'en vais visiter le carré VIP. Un petit bar à droite de l'entrée (ou nous auront la possiblité de payer en espèce... ouf), un espace en extérieur décoré avec diverses sculpture metallique (pas trop mon trip mais toujours sympa), puis un bus ou nous auront la possibilité de nus connecter à Internet via 10 pc. Ce carré VIP n'a donc que ça d'intéressant, en plus bien-sûr de pouvoir rencontrer plusieurs acteurs de la scène métal. Un espace sympa pour se reposer, mais pour vraiment s'amuser, c'est pas par là qu'il faut se diriger. Bon, j'ai faim, voyons ce que nous propose les «restaurateurs» (un bien grand mot). C'est cher, très cher, je carburerais donc au sandwitch jambon/beurre (à 3¤, le moins cher) tout le week-end, au moins une valeur sûre (faut vraiment être une bouze pour rater un jambon/beurre).
Retour à la RockHard pour le set de
Melechesh, qui aurait pu être très bon si le son ne serait pas aussi pourri (d'autres ont trouvé le son très correct. Il semblerais après plusieurs avis différents sur le son de divers concerts montrerais que le son change suivant l'endroit on nous étions placés. Ceci expliquera donc les divergences entre les lives report sur ce point). A part ce son, je serais quand même un tantinet déçu, j'apprécie beaucoup Melechesh sur cd, mais il manque ce petit quelque chose pour que le rendu sur scène soit digne de la qualité musicale sur CD.
Go to the Terrorizer Tent, découverte du second chapiteau. C'est petit, et voilà.
August Burns Red commence son set. Un metalcore brutal (certains disent que c'est du deathcore mais je cherche encore les éléments death là-dedans) efficace pour un set très énergique. Ce set ne sera pas une grosse baffe mais j'ai en tout cas passé un très bon moment. Ce qui manque à August Burns Red est finalement une identité musicale, qu'ils mériteraient d'avoir vu la pêche qu'ils ont sur scène.
De retour à la RockHard (vous risquez de souvent lire cette petite phrase) pour
Taake, et la première baffe de la journée. Je ne suis pas très fan de Taake sur CD, je n'attendais donc pas grand chose du groupe à part un petit moment sympa. Mais là y'a pas à chier, Hoest a un charisme énorme et purement black-metal. Lentilles blanche et corpse paint de sortie, croiser son regard vous foutrais des frissons. Et même avec ce petit soucis de micro, le groupe restera pro et énergique. Bref, Taake en live = tuerie.
Fin du set, je rencontre Last-Requiem, un fan d'Euphorya, qui m'accompagnera sur plusieurs concerts lors du fest. On continue de jongler entre les chapiteaux pour mater
Blockheads à la Terrorizer. Un set à la hauteur de leur réputation, le grind ultra nerveux des français est ici joué à la manière d'un gros mur de son qui souhaite vous écraser de tout son poid. Un groupe à voir !
Encore un allez-retour pour mater
Deströyer 666 à la RockHard. Je ne suis pas ultra-fan sur cd même si j'apprécie, leur prestation sera malheureusement un peu molle, je ne fut pas du tout convaincu. Ca reste sympatoche, mais sans plus...
Passage rapide à la Terrorizer pour voir un bout de
Soilent Green et ça m'avait l'air très bon ! Je regarde un petit quart d'heure puis me ballade sur le site. Quelques photos par-ci par-là histoire de montrer le fest qui se rempli, puis direction la... RockHard
Et c'est
Misery Index qui s'y colle à 16h40. Un son terriblement moisi, une vraie boullie sonore de laquelle seule la batterie est distincte. Ce ne m'empêchera pas d'headbanguer pour autant puisque cette boulli était puissante et compacte et que les Américains envoyaient vraiment le paté. Un bilan en demi-teinte pour Misery Index donc...
N'ayant rien de spécial à voir jusqu'à 20h, je décide d'aller faire mes courses à l'Extreme Market, ou je croise Ghaal. Le porte-feuille a fait la gueule : un ts All Shall Perish, un sweat Last Days of Humanity chez Bones Brigade, un ts Origin et un sweat zippé Necrophagist chez Relapse, puis le «Save The Planet, Kill Yourself» d'Her(m)etic. Un jambon/beurre et je file m'asseoir non loin de la Main Stage pour voir
Papa Roach de loin. J'en profite pour faire quelques photos autour de moi.
Je m'en vais voir
Entombed à la RockHard. Je n'aime pas l'orientation prises sur les derniers albums mais j'étais curieux de les voir, je ne suis resté qu'une dizaine de minute, je n'apprécie pas en live non plus. Je vais donc m'asseoir à la Terrorizer, plutôt vide, pour un petit moment au «calme» en attendant Pig Destroyer.
Pig Destroyer qui fut assurément LA baffe de la journée. Un son parfait, une puissance assez hors du commun, un pit qui s'énerve. Une prestation parfaite qui n'avait qu'un seul défaut : un set trop court, tellement court et tellement énorme qu'il y a eu un rappel. We want more ! We want more ! We want more ! (et un tour vite fait à l'Extreme Market pour m'en choper un ts).
Et maintenant à la RockHard, ce sont les vétérans du grind,
Repulsion, qui vont nous envoyer du blast dans la tronche. Je ne m'attendais tout de même pas à une déferlante de puissance, et c'est ce qui s'est passé. Une bonne prestation, mais juste après Pig Destroyer, ça semble un peu molasson. Je lâche donc le combo culte après 20 petites minutes de set.
Et le grand moment est arrivé ! Quel grand moment ? Celui de voir Black Sabbath ! Ou plutôt sont incarnation sous le nom de
Heaven & Hell, et j'avoue être un peu comme un gosse à l'idée de voir Tony Iommi de mes propres yeux. Et comment fut le concert ? Enormissime ! Que ce soit de plus vieux morceaux ou ceux du tout frais The Devil You Know, ils font tous ici office d'hymnes. Un final magistral sur Heaven & Hell finira par m'achever et me convaincre que ces mecs ont un talent à toute épreuve. Magique !
Changement d'ambiance total puisqu'après Heaven & Hell, ce sont les
God Seed (ou le Gorgoroth version Ghaal & King ov Hell) que je vais de ce pas mater à la RockHard. Un petit set sympa que je finirais par mater de loin et assis, étant un peu crevé. Une prestation juste correcte donc.
Je finis ma journée de concert par
Parkway Drive à la Terrorizer, que des djeunz ! Le groupe nous assome à coup de mosh-part, c'est énergique, et le public était conquis à la première seconde. Mais défaut récurent chez la plupart des groupes de metalcore, une bonne prestation mais manquant cruellement d'identité et de charisme. Ca donne quand même envie d'headbanguer cela-dit.
Fin de soirée au camping, on ira faire les gogols au Metal Corner, à hurler sur du System of a Down, du Rage Against The Machine et du Metallica avec Shawn, Caacrinolas, Séphora et Pec.
Bonne nuit !
SAMEDI 20 JUIN - DEUXIEME JOUR
Je m'étais pourtant motivé à me lever à 9h pour pouvoir faire mes courses au Leclerc, mais apparemment j'étais le seul. Pas envie d'y bouger seul, je reste glander au camping. La team U-Zine se dirigera aujourd'hui au (presque) grand complet pour être au premier rang et soutenir
Offending (c'est là que je croise Morey de Slipknot-France). C'est pas tout les jours qu'on a le logo de notre webzine en fond de scène dans un festival comme le Hellfest ! Et d'ailleurs, Offending a carrément assuré, digne des groupes de death plus reconnus. Petit Offending deviendra grand !
Retour vite fait au camping pour reposer notre drapeau Offending / U-Zine, puis je teste un américain sur un des stand... Merci pour les frites et le steaks, tout froid... Je vais dans la foulée mater
Dagoba, avec l'espoir qu'ils jouent peu de morceaux du dernier album. Espoir vain puisqu'on en a bouffé pas mal, je décide de me barrer voir
Vader (c'est en partant vers la RockHard que je croise Cuty, un jeune camarade internaute). Vader qui fut une semi déception, j'avais déjà vu le groupe en meilleure forme.
Je pars peu avant la fin pour être bien placé pour
All Shall Perish, un de mes groupe fétiche que je n'ai jamais vu live. Je n'ai pas été déçu, set carré et puissant, il manquait peut-être un petit grain de folie qui en aurait fait un excellent show et qui m'aurait surpris, mais All Shall Perish est resté fidèle à mes attentes !
Et maintenant, attention, on m'avais dit beaucoup de bien de
Skinless en live, mais je ne m'attendais vraiment pas à ça : un rouleau compresseur géant, ultra-lourd et d'une rapidité impressionnante. Ca bouge dans tout les sens sur scène et dans le public, on a même eu droit à notre «Zombie Wall of Death» sur fond de Thriller (dommage que certains ont rien captés). La fin du set se fera avec une bonne centaines de personnes du public qui montent sur scène, avec les mecs de la sécu qui finissent par aider les metalleux à passer la barrière. Un set impressionnant de puissance, le tout dans une ambiance bon enfant paradoxale à la musique barbare du groupe. La baffe du festival, sans aucune hésitation !
Me voilà maintenant devant la Main Stage, pour quelque chose de moins brutal :
Devildriver. La réputation du groupe en live n'est plus à démontrer et la bande à Dez Fafara ne nous fera toujours pas changer d'avis. Devildriver c'est l'assurance de passer un bon moment et d'avoir un très gros circle pit !
Passage rapide devant
Heaven Shall Burn qui ne m'a pas convaincu plus que ça... de même que
Cradle of Filth qui passera 40 minutes plus tard, un set molasson et parfois irritant à force d'entendre cette vois haut perchée de Dani Filth. Le black/folk de
Moonsorrow sur la RockHard ne me convainc pas non plus, je décide d'attendre Soulfly et essai d'être bien placé.
Soulfly qui fut un de mes premier groupe de métal et que je n'avais pas vu en live jusqu'à présent. Alors ok Max commence à se faire vieux et s'il vit encore artistiquement parlant c'est grâce à son passé (3 reprises de Sepul' pour un set de 40 minutes... lol?), mais la musique de Soulfly reste assez efficace pour se faire plaisir ! Enfin je jumpe sur Eye for an Eye ! Le set en lui-même n'était pas exceptionnel, mais j'ai vraiment pris mon pied.
Go to
Immolation à la RockHard, on m'a dit beaucoup de bien des prestations scéniques du groupe. Et en effet, ça envoit du bois comme il faut, c'est lourd, massif et incisif. Le groupe félicitera d'ailleurs Gorod entre deux morceaux et nous annoncent qu'il sortiront un album l'année prochaine chez Nuclear Blast ! C'est ti pas cool ça !?
Voilà maintenant un moment que j'attendais avec impatience ! Je mettais beaucoup d'espoir dans la prestation de
Kickback, esperant me prendre un flot de haine dans la tronche. Quelle déception ! Kickback ne nous à offert qu'un set de hardcore parsemé de petites insultes fort peu provocatrices (hé... ta gueule !). Alors oui d'accord ça envoit pas mal, c'est hardcore, mais je m'attendais à quelque chose de plus haineux. Un set malheureusement très banal et pas à la hauteur de la réputation des parisiens. Du coup j'irais voir la dernière demi-heure de
Gojira, de loin, et j'ai put apprécier mes trois morceaux préférés du groupes (Art of Dying, Flying Whales et The Way of All Flesh). Etant loin de la scène, le vent a fait que le son manquait de puissance, j'ai aussi vu Gojira en meilleure forme, mais ça reste quand même une prestation haut de gamme !
Il est temps d'aller manger un morceau, je vais me chercher un jambon/beurre puis file vite fait sur le net juste avant d'aller me positionner assez près pour Machine Head sur la Main Stage 1. Je mate la fin des Misfits (vraiment pas ma came) et réussi à me faufiler assez près de la scène.
Et Dieu merci,
Machine Head ne m'a pas encore déçu, c'est même le meilleur concert du groupe qu'il m'a été donné de voir. Un son ultra puissant et une set-list du tonerre aidant forcément (Ten Ton Hammer et Stuck a Nerve !! Il suffisait de remplacer Descend The Shades of Night par Aesthetics of Hate, et ce serais la set-list de rêve). Robb en fait, comme à son habitude, un peu trop (Awesome !! Santé Hellfest !) mais ça fait partie du truc. Un set énorme qui me prouve encore une fois que Machine Head reste une valeur sûre.
J'attends 1h du mat' avec mes camarades d'U-Zine pour voir la presta de
Marilyn Manson. J'ai lu beaucoup de choses négatives à propos des derniers show de Manson mais je ne m'attendais vraiment pas à une catastrophe telle que celle-ci. Un Manson camé à mort qui nous fait des petits caprices de star, un chant à la ramasse, aucune puissance, et des hymnes de haines comme Irresponsable Hate Anthem se transforment en parodie de chanson de méchant, ça fait quand même mal au coeur. Je pars me coucher totalement dégouté de cette prestation moisie qui m'a gâché la soirée.
DIMANCHE 21 JUIN - TROISIEME JOUR
Un nouveau jour se lève et je crève de chaud dans ma tente ! Petit tour vite fait au camp U-Zine, et c'est parti pour la dernière journée du fest. On commence la journée avec
Hacride (c'est d'ailleurs là que je rencontre Matthieu et Baptiste, des amis Chambériens), qui commence la journée de la meilleure façon qui soit. Gros son et grosse prestation qui en laissera plus d'un bouche bée. Mais 30 minutes, c'est vraiment trop court.
Un petit tour à la Terrorizer pour mater
Whitechapel ! Et là gros gros son (faut dire qu'avec trois guitares forcément ça sonne massif), et surtout presta bien énergique. Le deathcore de Whitechapel est d'une efficacité redoutable en live, ce qui me convainc encore plus que le combo fait partie de l'élite du deathcore moderne !
Go à la RockHard pour revoir
Aborted, une machine live bien huilée ! Mais n'étant pas très fan de leur évolution depuis Slaughter & Apparatus, j'en apprécie moins leur show. Mais quand même, quel plaisir d'entendre une énième fois Dead Wreckoning en live !
Retour à la Terrorizer, et retour au deathcore également avec les canadiens de
Despised Icon, une valeur sûre qui nous a démontré l'étendue de sa grosse patate sur scène ce dimanche aprem. Un set effectué dans la bonne humeur, entre mosh-parts et gruiks gruiks ! Une référence du deathcore !
On m'a dit beaucoup de mal de
Keep of Kalessin en live, j'aime beaucoup Kolossus et je décide de leur donner une chance à la RockHard. J'ai bien fait ! Un set hors des clichés black-metal, très énergique et impressionnant de technicité, il manquait toutefois un petit quelque chose pour faire de ce live un concert d'exception. Un très bon moment !
Il est temps maintenant de se prendre la troisième grosse baffe du festival :
Wolves in The Throne Room. Le groupe de black-metal atmosphérique américain tourne depuis pas mal de temps dans mon lecteur mp3 et j'avais hâte de les voir ! Et quelle baffe mes amis, quelle baffe. 40 minutes de show, trois morceaux, et un voyage intense qui sera bien trop court, on en aurait bien bouffé une heure de plus. Très peu de communication avec le public, à peine un merci à la fin du show, la musique étaient donc la seule maîtresse de la Terrorizer Tent, et je ne serais pas le seul à en sortir bouche bée.
Encore en état de choc, je décide de me reposer sur fond de
Kataklysm, c'est que ça fait 4 heures que j'enchaine, j'ai déjà 2 jours de festivals dans les jambes et je dois tenir encore 10 heures !
Go devant la Main Stage pour voir les déjantés de
DragonForce, et je serais agréablement surpris ! Déjà sur CD, la musique des anglais me fait bien tripper, en live c'est encore pire ! Ca court et ça saute partout, on peut regarder n'importe quel membre du groupe on se marre à longueur de temps. DragonForce joue avec les clichés en les poussant à l'extrême, et cette débilité assumée est d'autant plus rafraîchissante en cette après-midi ultra chaude. On pourrais même parler de 4e baffe du Hellfest ! Enorme !
En route pour la RockHard, je croise quelques collègues de Slipknot-Lol-France (Seb et Marss entre autres). De bonne humeur mais toujours fatigué, je regarde (ou plutot j'écoute) Pestilence de loin, ça m'avait l'air très bien mais je voulais économiser mes forces pour la fin de journée qui s'annonce rude ! Je vais me chercher un truc à manger puis m'assied aux barrières pour attendre Napalm Death...
Et
Napalm Death, ce fut la guerre ! Le début du set se fera avec 4 mecs de la sécurité, la fin se fera avec une dizaine ! Preuve de l'intensité du set ! Un pit de fou furieux, il pleuvait des slammeurs (dont un slammeur Ben Laden et un autre la bite à l'air) ! Probablement LE pit du festival. Je regardais d'ailleurs probablement plus souvent le public que la scène pour le coup. En dehors de ça le son était un peu dégueu (un peu seulement) et Barney bouge toujours comme un épileptique. Napalm Death toujours au top donc !
Un petit tour à l'Extrem Market pendant Queensrÿche pour voir si je peux trouver un Wolves in The Throne Room... mais que dalle ! J'accompagne mon camarade Last-Requiem qui cherche désespérement un t-shirt Shining, lui dit aurevoir et me poser devant Mastodon.
Là aussi j'avais entendu beaucoup de mal des prestations de
Mastodon, et le peu que j'avais vu d'eux en 2007 ne m'avais guère convaincu. Mais cette fois j'ai passé un bon moment, les nouveaux morceaux passent très bien, et aucun pain à l'horizon. Mais leur concert ne reste tout de même pas à la hauteur de leurs créations !
Maintenant, séquence glandouille. Je passe une petite heure sur le net (on se refait pas) sur fond d'
Europe (j'ai faillit partir en speed pour voir The Final Countdown mais la fatigue a eu raison de moi). Je décide de voir ce qui se passe un peu dehors et croise Mitch Harris et Shane Embury de Napalm Death, j'en profite pour faire une tite photo et discuter rapidement avec eux. Je vais ensuite m'asseoir en regardant
Suicidal Tendencies de loin.
Dream Theater commence ensuite son set, je regarde vite fait, j'aurais voulu en voir plus mais je devais pisser (j'ai pu découvrir le chiotte ou un rigolo a écris «Love» avec son caca...) et j'ai rencontré mes camarades de voyages, j'ai donc zappé Dream Theater.
Par contre je ne voulais pas rater
Hatebreed ! Je me place assez près de la scène mais dès le début du set, le pit m'envoi jarter plus loin que prévu. Je fini quand même le concert d'Hatebreed en plein mosh (oui oui ça m'arrive des fois), et en frappant un type dans la confusion et la poussière du pit ! (oups) Hatebreed confirme donc son statut de valeur sûre.
Je fini le festival assis devant
Brutal Truth qui ne m'a pas beaucoup touché, mais il faut dire que je ne suis pas très fan de Brutal Truth sur CD non plus même si je reconnais le statut culte. Seul le rappel me poussa à me lever, avec un Kevin Sharpe qui s'éclate la tronche à coup de micro !
Fin de nuit au carré VIP avec mes collègues d'U-Zine, ou on se lâche pas mal. La fatigue aidant à la connerie, on s'est bien marré. On finira assis devant un feu et on décide d'aller se coucher quand le jour commence à se lever.
LUNDI 22 JUIN - BACK TO HOME
Et voilà... Le Hellfest c'est fini, départ du site du Hellfest et petit repas au Leclerc. Départ de Clisson sur les coups de 14h, arrivée à Mâcon à minuit (oui mais bon entre temps on s'est arrêté dans un resto chinois pas génial). Dure journée et début de la déprime post-Hellfest...
BILAN
En résumé, cette édition 2009 fut une réussite totale ! Une orga au top et une programmation niquel finalement (plus de bons groupe et je serais sûrement mort). Les quelques défaut furent les chiottes toujours très peu fréquentables, la poussière irrespirable dans le pit, et la bouffe extrêmement chère.
En grosses baffe :
Skinless,
Wolves in The Throne Room,
Pig Destroyer,
DragonForce,
Taake et
Heaven & Hell (puis
Machine Head mais comme c'est la 4e fois qu'ils me foutent une baffe...).
Rendez-vous l'année prochaine !